La Course de Bateaux
La Course de Bateaux – Champakulam
La course des bateaux serpents débute la saison des courses de bateaux (Vallam Kali) dans l’état du Kérala. La course de bateaux Champakulam « Moolam » est une tradition de plus de 500 ans et se déroule sur la rivière Pampa à Champakkulam. La course est organisée par la société de courses de bateaux Champakulam et est dirigée par le collecteur du district. Différentes catégories de bateaux sont utilisées pour cette course. Les catégories les plus connues sont le chundan (bateau serpent), qui est le plus décoré et qui attire le plus d’attention. Les Veppu, Iruttu kuthi, Churulan et Odi sont quelques autres.
Selon la légende, le Maharaja Devanarayana de Chempakasseri a construit un temple pour le Seigneur Krishna à Ambalapuzha en 1545, selon les suggestions de ses astrologues. Mais au dernier moment, l’idole protectrice destinée pour ce temple a été jugée peu favorable. Les prêtres ont donc identifié une autre idole du Seigneur Krishna au temple de Karinkulam à Kurichi. Cette idole a été donné à Arjuna par le seigneur Krishna lui-même. Sur le chemin de retour de Kurichi, la nuit tombée, les hommes du roi sont restés dans la maison de Mappilassery Itty Thommen, un sujet loyal chrétien et un confident du roi. Le lendemain, le roi avec son entourage sont venus à Champakulam et ont pris l’idole dans une flottille jusqu’au temple d’Ambalapuzha.
Satisfait de l’amour et de l’affection démontrés par les sujets chrétiens, pour commémorer l’événement et pour renforcer les liens de fraternité dans la communauté hindou-chrétienne, le Roi a déclaré un festival de courses de bateaux annuellement à Champakulam. C’est ainsi que commençait la courses de bateaux à Champakulam.
Le jour de l’événement, les habitants locaux ainsi que les visiteurs du monde entier se rendent vers la rive pour profiter des scènes de la course. Cette compétition est souvent considérée comme le test ultime d’endurance, de vitesse et de compétence. Au fur et à mesure que les rameurs assurent le rythme de leurs bateaux avec des rames qui frappent l’eau placide, la rivière devient une piste en feu et devient un véritable spectacle à ne pas rater.
Ayurveda
Ayurveda
Ayurveda, la science de la vie, (Ayur litteralement « la vie » et veda « la science ») se réfère à la pratique médicale et traditionnelle en Inde. L’origine de l’Ayurveda, à l’époque une tradition passée par voie orale, remonte à environ 5000 av. J.-C. Avec ses racines et ses inspirations venues de l’Atharvaveda, l’Ayurveda met l’accent sur l’équilibre humoral de trois substances élémentaires ou doshas dans le corps humain: Vata, Pitta et Kapha. Alors que les doshas équilibrés entraînent une bonne santé, leur déséquilibre entraîne des maladies et des affections. L’Ayurveda ne se concentre pas seulement sur la santé physique, mais aussi sur le bien-être holistique d’un être humain qui comprend sa santé mentale et spirituelle. L’Ayurveda a établi des consignes sur diverses techniques de diagnostiques, de médicaments et de traitements pour les maladies et également sur la façon de mener une vie saine grâce à la pratique du yoga, un régime alimentaire approprié, etc.
Le mot Ayurveda est synonyme avec l’état du Kerala, qui a une relation ininterrompue avec cette science depuis les cent dernières années en dépit de diverses tentatives d’invasions. Outre la grande disponibilité de Vaidyars formés, à qui la connaissance de l’Ayurveda a été transmise à travers les générations, c’est le paysage béni du Kerala avec ses forêts, ses montagnes et son climat idéal qui a fait de l’état un paradis pour l’Ayurveda. En termes de climat, il est parfait pour les visiteurs ainsi que pour les herbes. Pour le voyageur, la météo, surtout de juin à septembre, qui reste fraîche et relativement constante toute la journée et la nuit, stresse très peu le corps, tandis que l’air humide et sans poussière grâce à la pluie, aide à ouvrir les pores du corps rapidement. Ceci rend l’application des huiles de massage et la thérapie ayurvédique plus facile à faire. Le climat du Kerala est également propice à la plantation et la croissance des herbes tout au long de l’année.
Bien que la préoccupation principale de l’Ayurveda soit la prévention des maladies, la guérison des maladies est aussi importante. Pour le traitement des maladies, l’élimination des éléments toxiques du corps est le focus principal puisque l’élimination des éléments toxiques purifie le corps. Elle rajeunit le corps et rend le corps plus fort. Une fois la purification effectuée, le traitement réel de la maladie se fait à travers diverses thérapies comme les massages, les kashayams, le contrôle de l’alimentation, le yoga, la méditation ou l’exercice en fonction des besoins de la personne.
Vous trouverez au Kerala des centres de traitement ayurvédique qui proposent différents traitements, comme Abhyangam, Nasyam, Snehapanam, Kizhi, uzhichil, Pizhichil, Njavarakizhi, Sirodhara, Vasthi, Sirovasthi, Udvarthanam, etc. Ces centres donnent également des cours sur les pratiques de yoga et sur le contrôle de votre régime. Alors pourquoi attendre, échappez votre existence quotidienne, et éveillez-vous à votre vrai être.
Ramzan (Eid al-Fitr)
Ramzan (Eid al-Fitr)
Le festival de Ramadan n’est pas une fête d’un jour. La veille de Ramadan marque la rupture d’un mois de jeûne (de l’aube au crépuscule) par les musulmans. Cette fin est fêtée avec beaucoup de joie avec la visite des parents, des voisins et des amis, l’échange de cadeaux, le partage des repas spécialement préparés pour la journée. Pendant le mois sacré de Ramadan, les musulmans s’abstiennent de tous les plaisirs mondains et la discipline, la maîtrise de soi et la recherche de proximité spirituelle envers Dieu deviennent le focus principal.
Ramadan est le neuvième mois du calendrier musulman Hijri et est connu comme le mois sacré. Selon la légende, c’est pendant ce mois sacré que le grand Prophète Mohammed a été béni par l’ange Gabriel en lui donnant la connaissance divine du Coran. Selon hadith, toutes les Saintes Écritures ont également été envoyées pendant Ramadan. Par conséquent, pour rendre hommage aux efforts du Prophète Mohammed, on observe le jeûne pendant ce mois.
Dès le premier jour, les musulmans se réveillent avant le lever du soleil, se baignent et prennent un repas léger qu’ils appellent «suhoor». Ce repas contient des aliments comme les dattes et du lait pour les aider à survivre le jour sans nourriture. Au cours de la journée, ils offrent la prière cinq fois et au crépuscule, la rupture du jeûne se fait avec une grande fête somptueuse connue sous le nom de «iftar» qui comprend une variété de fruits, frites et autres spécialités qui sont partagés entre les membres de la famille.
Malgré le fait que les musulmans sont répandus dans tout le pays, des lieux comme le Jama Masjid à New Delhi, l’Aishbagh Idgah à Lucknow, la Mecque Masjid à Hyderabad et quelques mosquées au Kerala sont les principaux sites pour apprécier l’esprit de Ramadan. Les festivités vous donnent l’occasion de savourer les délices locaux tels que le sewai à New Delhi, le nihari qulche et kebabs à Lucknow, le hyderabadi haleem à Hyderabad et le nombu kanji au Kerala.
Puri Jagannath Yatra
Puri Jagannath Yatra
Connaissez-vous l’étymologie du mot anglais “juggernaut”? Ce mot provient du mot Jagannath et signifie « force accablante ». Il tire littéralement son sens de l’image d’énormes chariots tirés à la main pendant le festival du Rath Yatra au temple Jagannath à Puri dans l’état de l’Orissa. Ce festival de chariots ou Rath Yatra est un festival très ancien mentionné dans les Puranas, les écritures saintes hindoues. Ce festival commémore le voyage fait par le Seigneur Jagannath, son frère aîné Balabhadra et sa sœur cadette la déesse Subahdra au temple Gundicha, le temple de leur tante. L’attraction principale du festival est le défilé des chariots élaborés depuis des temps immémoriaux qui sont tirés à la main (par les dévots) du temple Jagannath jusqu’au temple Gundicha, une distance de 2 kilomètres. Il existe trois chariots principaux, chacun de couleur, taille et hauteur différents. Le Nandighosa, le Chariot du Seigneur Jagannath qui a 18 roues est décoré de tissu jaune et rouge et a une hauteur de 45,6 pieds. Le Taladhvaja, le Chariot du Seigneur Balabhadra qui a 16 roues est décoré de tissu vert et rouge et a une hauteur de 45 pieds. Le Devadalana, le chariot de la déesse Subahdra qui a 14 roues est décoré de tissu noir et rouge. Il a une hauteur de 44,6 pieds. Chaque chariot est tiré à la main avec l’aide d’une corde de 50 mètres.
La légende stipule que ce Rath Yatra se réfère à l’occasion où le puissant Seigneur Jagannath avec son frère aîné, le Seigneur Balabhadra et la déesse Subhadra, ont voyagé et séjourné à la résidence de sa tante au Temple Gundicha pendant 9 jours. Le retour au temple Jagannath est une occasion qui s’appelée Bahuda Jatra. Le Rath Yatra est une analogie du parcours spirituel de chaque dévot. Le chariot est le « corps » humain et la distance parcourue est le trajet ou parcours du dévot pour atteindre sa destination finale, l’union avec le Divin.
Chaque année, les rituels commencent au moins un mois avant le jour du festival avec la construction de nouveaux chariots et le bain des idoles appelés Snana Pornima. Le rituel pour la guérison des maladies appelé le « Ansara » se déroule quinze jours avant le festival. Un autre rituel intéressant s’appelle Chhera Pahara où le roi de Puri balaie le plancher des chariots. Il balaie ensuite les rues et aspire de l’eau de santal avant la procession des chariots. Ce rituel signifie que même le plus haut pouvoir du pays n’est qu’un serviteur devant Dieu.
Après neuf jours, le Bahuda Jatra a lieu. C’est le voyage de retour des divinités vers le Shri Mandir qui est célébré par les habitants d’Odisha avec des offrandes de Poda Pitha, une sorte de gâteau qui est ensuite consommé par les dévots.
San Jao
San Jao
Si vous voulez témoigner d’une occasion religieuse très fièrement célébrée à Goa, le Festival de Sao Joao fêté par la communauté catholique, dédiée à saint Jean-Baptiste, est un must. Bien qu’une célébration religieuse, cette fête est plutôt un festival de jeunes célébré par des couples nouvellement mariés et les non-mariés. Ils portent des Kopels (de belles couronnes de fruits et de fleures) sur leurs têtes, dansent au rythme des tambours et puis sautent dans un puis en criant «Viva San Joao». La fin du festival est marquée par un somptueux buffet à base de viande et de fruits de mer ainsi que des spectacles de musique, de danses et des jeux.
Le festival est célébré pour commémorer la joie vécu par Saint Jean lorsque Marie de Nazareth est venue informer sa mère Elizabeth qu’elle était enceinte. A cet instant, il a vécu une grande joie alors qu’il était dans le ventre de sa mère. Donc la coutume des personnes qui sautent dans un plan d’eau est considérée comme la joie ressentie par Saint Jean et le plan d’eau lui-même comme l’utérus d’Elisabeth.
Ce festival est célébré avec beaucoup de ferveur dans le nord de Goa, en particulier à Siolim, à Anjuna, à Calanguate et à Assagao. Les Kopels, les sauts dans l’eau, les flotteurs colorés et les Sangodds – fabriqués en joignant des bateaux à l’aide des troncs de bananes couverts des feuilles de cocotiers – forment une autre attraction importante de la célébration.
Ganga Dashahara
Ganga Dashahara
Le Gange est considéré comme une forme de déesse Ganga Matha, Ganga Devi, ou Ganga Maiya. Elle est l’un des fleuves les plus saints depuis des temps immémoriaux et les indiens la vénère comme une entité vivante. Le Gange a une place spéciale dans les Vedas, les Puranas, le Ramayana, le Mahabharatha et dans la plupart des épopées liées à l’hindouisme et à l’Inde. La légende stipule que le roi Bhagiratha, a fait tomber ce fleuve sacré du ciel après une longue période de méditation afin d’enlever les péchés de ses 60 000 ancêtres qui ont été tués à cause d’une malédiction du sage Kapila, vexé après avoir été dérangé pendant sa méditation. Dès lors, on croit que le Gangajal ou l’eau du Gange nettoie tous les péchés, et celui qui se trempe, touche ou même regarde cette rivière sainte, reçoit des bénédictions divines.
Le Ganga Dashahara est le jour où le roi Bhagiratha a ramené le Gange à la terre. Dasha veut dire « dix » et Hara veut dire « détruire », ce qui signifie qu’une baignade dans le Gange ce jour propice permettra d’éliminer dix vies humaines de péchés. La fête commence dix jours avant la veille du Ganga Dashahara.
Le jour de la fête, les dévots se trempent dans cette rivière sacrée tôt le matin et ramènent à la maison de l’argile et de l’eau bénite de la rivière pour la puja. Les prêtres font des aartis à la déesse Ganga au milieu de centaines et de milliers de pèlerins tout au long de la journée. Dans la soirée, les dévots font des offrandes de fleurs et de diyas à la rivière. De grandes foires sont également organisées pour cette fête tout au long de la journée.
Alors pourquoi attendre, trempez-vous dans la pluie spirituelle des louanges à la déesse Ganga sous forme de shlokas, bhajans, kirtans, et aartis aux ghats de Varanasi, Allahabad, Garh-Mukteshwar, Prayag, Haridwar et Rishikesh.








